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 Trafigura : nouvelles accusations de corruption

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MessageSujet: Trafigura : nouvelles accusations de corruption   Mar 22 Fév 2011 - 16:25

Voici un article de Greenpeace pour un débat sur cette honteuse entreprise Française

Trafigura, cette multinationale néerlandaise (Le patron est Claude Dauphin propriétaire également de GDE entreprise bien Française) à l’origine des déchets toxiques déversés en Côte d’Ivoire en 2006, fait depuis hier l’objet d’une enquête menée par le procureur public des Pays-Bas. Trafigura est en effet soupçonnée d’avoir payé des pots de vin à un homme politique de premier plan en Jamaïque, en 2006.


En quoi cela nous concerne ?

En 2010, l’entreprise Trafigura Beheer BV a été condamnée pour avoir exporté de façon illégale des déchets toxiques depuis le port d’Amsterdam jusqu’en Côte d’Ivoire à bord d’un cargo, le Probo Koala. Mais la compagnie n’a pas été poursuivie pour le rejet de ces déchets, qui ont, selon les autorités ivoiriennes, causé 16 décès et ont eu des conséquences dramatiques sur la santé de dizaines de milliers de personnes.

Pourquoi ? Parce que le ministère public néerlandais considère que la recherche de la vérité en Côte d’Ivoire est trop difficile et qu’il n’a pas compétence pour poursuivre Trafigura pour un crime commis en Afrique.

Pourtant, concernant l’affaire dans laquelle Trafigura est aujourd’hui poursuivie pour corruption, la multinationale est soupçonnée d’avoir soudoyé un homme politique jamaïcain pour obtenir une extension de contrat concernant du pétrole nigérian… On voit bien qu’en la matière, le ministère public néerlandais poursuit l’entreprise sans avoir a priori de problème de compétence !

Pour Greenpeace, corrompre un homme politique est bien sûr hautement répréhensible et mérite une procédure pénale. Mais le fait d’avoir, probablement de façon délibérée, déversé des déchets toxiques, mettant en danger la santé des habitants d’Abidjan et méprisant leur droit à vivre dans un environnement sain, mérite le même traitement ! Greenpeace a donc lancé hier une procédure de recours au Pays-Bas. La Cour d’appel de La Haye doit décider d’ici deux mois si des poursuites seront finalement être engagées ou non.

Déchets toxiques d’Abidjan : la justice doit aller jusqu’au bout

Il y a maintenant de nombreux éléments qui prouvent la culpabilité de Trafigura dans le déversement de déchets toxiques en Côte d’Ivoire de 2006. En particulier des échanges de courriels internes, qui montrent que le management de Trafigura connaissait parfaitement la dangerosité des déchets et a fait le choix de les envoyer en Afrique pour s’en débarrasser à moindre frais.

Le ministère public néerlandais a également eu accès à certains témoignages choquants concernant la probable intimidation et la corruption possible de témoins importants, comme les pilotes ivoiriens qui ont transporté les déchets en 2006.

Enfin, cette affaire est elle aussi entourée d’un parfum de corruption. Des documents récemment obtenus par Greenpeace montrent que le directeur général du port d’Abidjan a séjourné à Paris, dans un hôtel de luxe, aux frais de Trafigura Beheer BV et cela seulement quelques mois avant le déversement des déchets toxiques dans le port par le Probo Koala, le cargo affrété par Trafigura. Le directeur général du port semble avoir joué, en coulisses, un rôle dans l’affaire des déchets. En outre, peu de temps après que le déversement des déchets, les autorités portuaires d’Abidjan ont stoppé l’inspection du Probo Koala et laissé partir le cargo. Autant d’éléments qui ont amené le comité d’enquête ivoirien à conclure, dès novembre 2006, que les autorités portuaires étaient impliquées dans l’opération de déversement des déchets et le départ très rapide du Probo Koala. Et malgré tout cela, le directeur général du port avait été réintégré à son poste par le président ivoirien…

Greenpeace a demandé Trafigura s’expliquer sur tous ces éléments. La multinationale refuse pour l’instant de répondre. Comme d'habitude

je conseille vivement la lecture de cet excellent ouvrage:
Titre = Le cargo de la honte – L’effroyable odyssée du Probo Koala.
Auteurs = Bernard Dussol, grand reporter à Thalassa et Charlotte Nithart, directrice de l’association Robin des Bois.
Edition Stock. 249 pages. 2010

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MessageSujet: Un petit complément   Jeu 24 Fév 2011 - 2:02

Pétrole et fraude : la filiale de Trafigura fermée en RDC

«La RDC n’est pas une poubelle» ! Les autorités judiciaires viennent de le prouver. La filiale de la firme «Trafigura», tristement célèbre, dans l’affaire des déchets toxiques en Côte d’Ivoire, s’est illustrée par des pratiques prohibées.

Chassez le naturel, il revient au galop, c’est le cas de l’affirmer pour la firme «Trafigura». Cette société est spécialisée en courtage pétrolier, affrètement maritime et transport des matières premières. Sa filiale Transfigura est un des plus grands marchands indépendants de pétrole et des métaux à travers le monde.

Des affaires, «Trafigura» les alignent. Très souvent, cette société est au centre de l’actualité. L’affaire Probo Kaola est encore fraiche dans la mémoire collective des Africains. A Abidjan, en Côte d’Ivoire où des tonnes de déchets toxiques ont été déversées par cette firme, des victimes en termes de morts et des malades n’étaient pas à négliger. Malgré la toute puissance de deux français fondateurs de la société, ils ont été inculpés en Côte d’Ivoire.

Trafigura est mis en cause dans plusieurs dossiers. En 2001, l’affaire de l’Essex, un tanker pris en flagrant délit de contrebande du pétrole irakien, avait amené la firme à verser des fortes amendes. En 2004, elle est impliquée dans des infractions touchant à l’opération «Pétrole contre nourriture». En Afrique du Sud, actuellement, une action judiciaire met en cause la même firme.

Attirée par la RDC, «Trafigura» a installé ses pénates dans le Katanga, dans la vague du boom minier qui avait élu domicile dans cette province de la RDC. Grâce à la vigilance de la société civile, la filiale de cette firme fut démasquée et dénoncée.

Elle a renoué avec des pratiques ne cadrant pas avec la législation en vigueur.

En date du 25 novembre 2009, une plainte fut déposée contre cette société par le Relcof. Les filiales de la firme, SPK et CF Congo sont accusées de fraude douanière. Les deux sociétés sont accusées d’importer des hydrocarbures sans permis d’exploitation pour commercialiser les produits dits dangereux, insalubres ou incommodes. Le gouverneur de la province du Katanga avait confirmé «qu’après vérification, aucun titre, aucune autorisation» n’avaient été délivrés quant à ce type d’activité.

Le ministre de la Justice, Luzolo Bambi, pour sa part, avait instruit le procureur général de Lubumbashi de poursuivre l’instruction de l’affaire «pour établir les faits et les responsabilités, le cas échéant, poursuivre les auteurs, en ayant en mémoire le scandale écologique du Probo Kaola affrété par «Trafigura», qui avait transporté en Côte d’Ivoire des déchets toxiques pour les déverser dans plusieurs décharges publiques d’Abidjan». Auparavant, dans la même correspondance du 09 décembre 2009, le ministre Luzolo Bambi relève que la société est accusée de «trafic illicite des produits pétroliers, une fraude douanière à grande échelle et des menaces de mort».

HORS D’ETAT DE NUIRE

Incapable de produire la convention qui la lie à la République démocratique du Congo ainsi que son registre de commerce, l’illégalité de son fonctionnement semblait déjà établie.

Aussi, le tribunal de commerce de Lubumbashi a-t-il décidé, dans un jugement avant dire droit la fermeture conservatoire des filiales de «Trafigura» en RDC. Ce 14 décembre, le fond de l’affaire sera examiné devant le même tribunal du Commerce de Lubumbashi. L’opération de mise sous scellé des installations de cette société a eu lieu la semaine écoulée.

Hors d’état de nuire, les filiales de «Trafigura» doivent se conformer à la loi. Nul ne peut opérer dans un pays sans au préalable obtenir des autorisations nécessaires. Les activistes des droits de l’homme à la base de ces mesures conservatoires ont ainsi répondu à l’appel «Tolérance zéro» lancé par le chef de l’Etat.

Quant à la suite à donner à l’affaire, la justice dans son indépendance d’administrer la justice tranchera sur le fond. Toutefois, «Trafigura» qui traine une réputation peu recommandable devra fournir des efforts pour rester dans la stricte légalité. Dans le cas de «Trafigura», il faut plus de vigilance pour éviter le pire aux paisibles citoyens. La justice a fait son travail, la société civile aussi ! Tout le monde doit être sécurisé pour ce travail de qualité.
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