AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Environnement et fortes chaleurs de l'Europe à l'Amérique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Snoop
Administrateur


Nombre de messages : 245
Date d'inscription : 29/04/2006

MessageSujet: Environnement et fortes chaleurs de l'Europe à l'Amérique   Mer 9 Aoû 2006 - 18:56

Environnement et fortes chaleurs de l'Europe à l'Amérique - 08 août 2006 - 10:40 (Par Herbert Geschwind)


La vague de chaleur de l'été 2003 en Europe a causé la mort de plus de 15.000 personnes surtout dans la région parisienne. Dans le sud de la France, en particulier à Marseille où les fortes températures sont fréquentes, les précautions conseillées à la population et prises avec efficacité ont permis de limiter ce nombre à 5. Ce résultat favorable a pu être obtenu en raison de la simplicité et de la généralisation des mesures préventives édictées par une municipalité qui s'était adjointe les conseils éclairés et expérimentés d'une direction sanitaire particulièrement efficace.

Désastre en France… A ce propos, un livre est paru aux lendemains de ce désastre sur l'extension des soins palliatifs aux personnes âgées isolées (Geschwind H. Le rôle des soins palliatifs. Paris 2004. L'Harmattan). Le désastre a maintenant touché les Etats-Unis. La récente vague de chaleur y a brûlé tout ce qu'elle rencontrait sur son chemin où elle a tué plus de100 personnes. Elle s'est déplacée sans relâche en allumant des étincelles de températures record, état après état et en reproduisant les effets de la dernière vague de chaleur de 1995 qui a fini par décimer une population de plus de 700 personnes autour de la région du centre des Etats-Unis.


Environnement et fortes chaleurs de l'Europe à l'Amérique


… et aux Etats-Unis : Au cours des derniers jours, elle a créé des tourmentes sur la Côte est du pays, l'a transformé en enfer pour les populations fragiles et infirmes, particulièrement pour les personnes âgées qui ne cessent de se battre pour survivre sans le secours de la climatisation. On ne saurait blâmer chaque évènement météorologique pour son rôle dans le réchauffement du globe. Mais avec des ours qui se noient parce qu'ils ne peuvent plus nager assez loin pour passer d'une surface glacée à une autre, avec les fameuses neiges du Kilimandjaro en train de tirer un rideau définitif sur leur long trajet, avec la disparition virtuelle du Lac Tchad en Afrique qui atteignait autrefois les dimensions du lac Erié, il est sans doute temps de parler plus sérieusement des moyens de ralentir cette fâcheuse tendance.

Il est temps également de contrer le non-sens des idées d'un Sénateur qui a ouvertement rejeté l'hypothèse que c'est l'activité des hommes qui a contribué au réchauffement global de l'atmosphère. Ce qui n'a pas empêché un autre Sénateur d'affirmer que depuis les temps glaciaires, rien n'a pu être réalisé pour arrêter le réchauffement global. « Au moment d'écrire ces lignes, les lumières de l'immeuble où je les rédige ont diminué d'intensité à la demande du maire de la ville de New York pour conserver le maximum d'énergie nécessaire. Ceci par une température qui avoisine les 100° » écrit le rédacteur de l'article du New York Times.

Il est assurément exact que les vagues de chaleur en Juillet et Août ne sont pas exceptionnelles. Ce qui ne dispense pas de garder en mémoire que les premiers six mois de cette année ont été les plus chauds jamais enregistrés aux Etats-Unis et que cet été, plus de 50 villes ont battu des records de chaleur si l'on en croit le Centre de Climatologie américain. Il faut aussi se rappeler que parmi les 21 années les plus chaudes jamais enregistrées, 20 l'ont été au cours de ces 25 dernières années.

Ceux qui connaissent bien le froid et le brouillard de San Francisco ne peuvent que se référer aux articles du journal local. Celui-ci écrit sans nuance que le nord de la Californie a été frappé par une vague de chaleur jamais vue auparavant avec des pointes de température de 40° pendant 4 jours consécutifs.

Un autre rapport est encore plus accablant. Il insiste sur l'absence de refroidissement nocturne de ces dernières années, spécialement sur la côte est où la mortalité est en progression car cette dernière est liée à l'impossibilité pour le corps de se refroidir pendant la nuit ce qui constitue le moyen habituel pour lui de récupérer. Contrairement aux opinions de certains hommes politiques, il y a des multitudes de choses que l'on peut faire pour atténuer les effets du réchauffement climatique.

Il est grand temps de ne plus rester passif devant les effets prévus de la chaleur extrême comme les orages et autres phénomènes de cet ordre. Rappelez-vous La Nouvelle Orléans ? Et les milliers de morts consécutifs à la vague de chaleur de Chicago en 1995 ? Sans compter les dizaines de morts tués par une vague de chaleur monstrueuse en Europe en 2003 ?

Une des choses les plus raisonnables que les Américains pourraient faire est de voir le film de Al Gore : « Une vérité désagréable » et de lire son livre sur le même sujet. Il serait navrant de se rendre compte que les Américains ont été privés de direction, de pensée et de directives pendant une période si longue qu'ils n'ont même pas été en mesure de reconnaître son absence au moment où elle se présentait librement à leur réflexion.

Sur ce même chapitre, qu'il soit permis d'évoquer l'attitude de Tony Blair, le premier ministre anglais qui vient de découvrir un allié important en la personne du gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger. Cette semaine, tous deux sont tombés d'accord sur la nécessité d'une collaboration qui aurait pour objectifs de mieux contrôler les effets de serre et d'inciter la population à une plus grande vigilance pour réduire le coût de ce fonctionnement. Et le premier ministre anglais d'ajouter que nulle n'était son intention de court-circuiter son bon ami le Président Bush. Cette déclaration n'est guère surprenante si l'on prend en considération que les seuls objectifs des discussions à ce sujet étaient de souligner le caractère dramatique du réchauffement climatique et de ses conséquences.

Dans cette perspective, la Californie s'apprête à voter sur deux questions fondamentales. La première vise à limiter les émissions de gaz à effet de serre pour les réduire en 2020 au taux observé en 1990, ce qui constitue à n'en pas douter, observe un journaliste du New York Times, un objectif plus que louable !. La seconde consisterait à bannir de tout contrat avec l'état de Californie toute société qui n'a pas cru devoir observer les obligations légales qui limitent les effets de la pollution. Ainsi une usine de traitement de mines de charbon situées dans la Wyoming ne serait autorisée à vendre de l'énergie à la Californie que si elle trouve les moyens de traiter les déchets au lieu de les rejeter simplement dans l'atmosphère. Une telle résolution ne se contenterait pas seulement d'aider la Californie mais permettrait aussi de réduire les émissions de dioxyde de Carbone en Chine et en Inde.

La mesure promise ne s'arrête pas là. Elle se prolonge par une résolution qui demanderait aux Californiens de voter en faveur d'une loi destinée à promouvoir d'autres sources d'énergie. Si ces projets paraissent ambitieux, ils le sont moins qu'on ne pense si l'on tient compte de la volonté des habitants de cet état d'instituer une politique résolument agressive contre le réchauffement de la planète. Cette prise de position favorise considérablement les chances de réélection de M. Schwarzenegger. Dans cette mesure, le gouverneur est en accord direct avec ses habitants qui ont toujours désiré se trouver à l'avant-garde de la lutte contre la pollution. C'est à l'initiative de cet état que ses autorités avaient pris la tête d'une campagne tendant à réduire les émissions de dioxyde de carbone. Elle a été couronnée de succès puisque de nombreux autres états américains ont suivi cette voie.

Pendant ce temps, les alertes à la pollution et aux conséquences du réchauffement climatique ne font que s'amplifier. Les Californiens sont préoccupés par la fonte des neiges qui tarit leur source d'approvisionnement en eau, par l'érosion de la côte et de la pollution de l'air qui accompagne les vagues de chaleur.

Toute stratégie élaborée en Californie ne peut que servir d'exemple à la nation toute entière.

!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Environnement et fortes chaleurs de l'Europe à l'Amérique
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fortes chaleurs et lampes chauffantes
» Succulentes résistant à de fortes chaleurs ???
» Climatiseur pour forte chaleur ?
» brumisateur pour volière
» GROSSE CHALEUR

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum-Environnement :: Forum-environnement :: Actualités-
Sauter vers: